at[h]ome

nous sommes tous différents, c'est notre point commun...

lettre d'amour aux humains

mon temps m’appartient
ma vie m’appartient
mes rêves m’appartiennent

non internet, tu ne prendras pas mon temps
non gouvernement, tu ne prendras pas mon esprit ni mon vote
non société, tu ne me feras pas culpabiliser

oui, j’aime et j’ai bien l’intention de continuer !

non, le président et le gouvernement ne me commandent pas.
non, mes enfants n’appartiennent pas à l’état, ils n’appartiennent à personne sauf à eux-mêmes
non, la loi d’un état qui ne considère pas son peuple n’est pas la mienne

vais-je lutter et combattre les vilains ?
vais-je tomber dans la violence ?
vais-je rejoindre les rangs des black-blocs ?

non, je ne renierais pas mes valeurs pour des circonstances provoquées et/ou profitables aux pires de nos frères humains. oui, je dis nos frères humains puisqu’ils le sont. je parle de ces humains perdus, troublés ou simplement pourris.
et oui, comme les pommes, il y en a, et le nier ne change rien. et de dire que toutes les pommes sont pourries est d’une stupidité sans nom. en revanche, les pommes ne portent généralement pas la matraque ni le flingue… du coup, les pommes pourries, tout le monde s’en fout… mais les humains pourris, ça fait mal. ça fait le mal, ça perpétue le mal.

je tente de lutter pour le bien, pas contre le mal. alors que faire ? comment agir et participer à un élan de paix et d’amour dans ce monde qui nous en montre de moins en moins ?

pour moi, tout est là : ce monde nous montre de moins en moins d’amour, de grace, de paix, de bonheur.
mais l’amour a-t-il disparu ? les parents aiment-ils moins leurs enfants ? les enfants aiment-ils moins leurs parents ? les amoureux le sont-ils moins ? le bonheur d’une mère mettant au monde son enfant est-il moindre ? le bonheur du père apprenant qu’il va l’être a-t-il disparu ?

tout cela n’a pas disparu. l’amour n’a pas disparu, le partage, l’entraide… l’humanité n’a pas disparu en nous. … mais …

nous n’avons plus le temps de le voir
nous n’avons plus l’esprit pour le voir

car le monde dans lequel nous vivons fonctionne à la rentabilité, au profit immédiat.
et l’amour… ça ne rapporte rien : quand on aime, on a besoin de rien :)
le bonheur… çe ne rapporte rien car il naît justement de ces petits rien de la vie :)

celles et ceux qui sont malheureusement perdus ou simplement pourris, salissent cet amour, dénigrent ce bonheur, raillent cette paix et bien sûr, nous poussent vers autre chose… quelque chose qui rapporte de préférence.

alors on nous abreuve de violence, de conflit, de compétition et de “challenge”…
alors on nous laisse croire que l’on a absolument besoin de s’adapter au monde …
mais sans s’adapter à la planète
alors on nous fixe des normes intenables d’apparences et de performances
alors on nous culpabilise lorsque l’on souhaite vivre simplement sans argent ni possession

et alors ?? franchement, qu’est-ce-qu’on en a à foutre sans déconner ??!!

ne sommes-nous pas libre d’être heureux ? amoureux ? d’éprouver de la joie ou du bonheur ?
sommes-nous obligés d’en passer par ces conneries débitées sans fin sur les réseaux et aux infos ?
est-il réellement nécessaire à l’être humain de posséder deux véhicules motorisés polluants ? deux maisons sans aucun habitant ? des hectares clôturés et privés pour le seul plaisir d’en être propriétaire ?

oui, la “décroissance économique” fait peur car elle semble signifier une perte de confort
mais le confort moderne n’est qu’un leurre qui détruit notre environnement. s’accrocher à un monde voué à l’échec environnemental est là aussi d’une bêtise sans nom.

oui, le concept de “biens communs” fait peur car il semble signifier une dépossession
mais le partage de compétences, d’infrastructures, de savoir-faire, est le seul moyen de parvenir à réaliser un projet plus grand qu’un simple individu. se réserver la propriété d’un tel projet est totalement contradictoire avec le principe de mise en commun lui-même et nuit de fait au principe de partage à l’origine du-dit projet.

oui, l’anarchie fait peur car elle semble signifier le gros bordel et au final, encore la loi du plus fort.
mais l’anarchie est la plus haute valeur du respect humain : l’anarchiste est conscient et responsable de sa propre liberté. l’anarchiste est conscient, responsable et respectueux de celle de l’autre.
dans un “monde anarchiste”, les pourris existent toujours, il n’y a pas de raison que cela change… mais ils n’ont plus aucun pouvoir sur les humains libres et ça, ça change tout !

oui, l’amour et le bonheur c’est chiant car à part l’être et le ressentir, il n’y a pas grand chose à en dire, sauf à être un auteur ou un compositeur talentueux ;)

et pourtant je m’y risque
je prends le risque de parler d’amour, de parler de joie et de bonheur, d’évoquer le simple plaisir d’être vivant, entouré de celles et ceux qu’on aime et de savoir, au plus profond de soi, qu’on a besoin de rien d’autre… que le reste est soit alimentaire, soit superflu.

alors à vous humains, j’adresse cette lettre d’amour.

et je vous demande de comprendre, de réaliser que le dernier modèle de smartphone de vous a pas rendu plus heureux, que la puissance de votre voiture ne compense en rien la taille de quoi que ce soit, que votre confort ne vous protège en rien des affres de la vie ni de la peine ou la douleur.
alors si la possession, le confort, la richesse et le pouvoir ne protègent pas du mal et ne participent pas au bien… alors vous êtes peut-être sur le mauvais chemin à la recherche du bonheur.

je vous invite donc à partager, à aider, à réduire votre consommation de modernisme pour vous concentrer sur l’amour, sur la paix, sur l’humain.
ils n’ont nullement disparu, tout est là, en nous, entre nous.

de Led Zeppelin à jesus christ, de Gainsbourg à Hugo, du juif à l’anar, du musulman au libertaire, du catholique au bouddhiste, chacun aime, ressent, partage, vit l’amour.

alors oui, je me risque à demander aux humains de partager cet amour, de promouvoir cet amour, cette liberté d’être et d’éprouver qui font de nous des humains bien plus intéressants que ces machines biologiques utilisées par notre société actuellement.
parlons de ce qui ne va pas, certes, mais laissons une place à l’amour, à la joie, à l’humain.
ne laissons pas les perdus et les pourris nous imposer un monde sans amour et sans rêves, complexe et structuré.
partageons notre humanité au sein d’un monde libre et libéré de cette fausse modernité !

osez la banalité affligeante du simple bonheur d’être et d’échanger.
risquez-vous à refuser “le plus” pour choisir ce qui vous convient réellement.
aventurez-vous dans les méandres inconnus de l’attente d’un réponse écrite sur une enveloppe, portant la signature manuscrite de l’être aimé.
bref… vivez à échelle humaine, laissez l’échelle planétaire aux entités cosmiques. nous ne sommes que des humains, acceptons-le simplement et vivons comme tels, partageons comme tels.

vivons comme des humains !
aimons comme des humains !

bis@++

arp

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